FERDINAND HODLER
(Bern 1853-1918 Genève) CH
WOOD-CUTTERS / HOLZFÄLLER / BÛCHERONS 1897
UNEDITED SCULPTURE / SCULPTURE INEDITE

vue partielle de la sculpture / partial view of the sculpture
I would like to present you a most interesting work recently discovered a sculpture unedited by Ferdinand Hodler. Signed, dated (1897), dedicated to one of his close friends by the artist himself,certified & regestered by Swiss Institute for Art Research in Zürich. This sculpture will be included in his reasoned catalogue actually in processing.
Apart from its aesthetic value, this work represents in itself a milestone in art history.
An incarnation of physical force, it represents two wood-cutters painstakingly hauling a log along the ground. The realism with which the artist has depicted their faces, the cut of their hair, their muscular physique, testifies to a capital evolution in modern sculpture, a break with academic procedures of the past. This new masterpiece will guarantee Ferdinand Hodler’s status among the greatest figures of late XIXth century sculpture.
Présentation à la Galerie Zabbeni d’une œuvre des plus intéressantes :
Sculpture inédite de Ferdinand Hodler récemment découverte. Signée, datée (1897), dédicacée à un de ses proches par l’artiste lui-même. Certifiée & archivée à l’Institut suisse pour l’étude de l’art en juillet 2008. Cette sculture va figurer dans le catalogue raisonné de l'artiste qui est actuellement en
cour s de réalisation.Outre sa valeur esthétique, cette pièce présente sur le plan de l’histoire de l’art un intérêt majeur.
En effet, elle symbolise la puissance incarnée ici par deux bûcherons traînant une pesante grume sur le sol, donc en plein effort. Le réalisme avec lequel son créateur nous donne à voir leurs visages, la coupe de leurs cheveux, leur musculature témoigne d’une évolution capitale de la statuaire moderne, la rupture avec l’académisme des anciens. Cette nouvelle forme élevant l’artiste Ferdinand Hodler au plus haut niveau de l’art plastique de la fin du XIXe siècle.
André Zabbeni
Fine Art Advisor
Le plâtre inédit de Ferdinand Hodler signé, daté, dédicacé, et tout récemment découvert, présente le plus haut intérêt sur le plan esthétique, sur le plan de l’histoire de l’art et du développement de l’œuvre de l’artiste.
« L’ épiphanie » d’une œuvre, dont la valeur éclate aux yeux de ses découvreurs, leur confère immédiatement un statut de « parrains » investis du devoir d’ assurer une carrière de chef-d’œuvre public à ce météore illuminant soudain le ciel de l’art. N’est-il pas naturel qu’ils veuillent partager largement leur admiration et, en divulguant une pièce capitale, rendre justice à son créateur ?
Tout commence par l’émerveillement d’un très fin connaisseur, Etienne Chatton, ancien Conservateur des Monuments du Canton de Fribourg. Du premier regard, il identifie le créateur du plâtre découvert et en mesure immédiatement l’intérêt. Aussitôt son ami André Zabbeni, Fine Art Advisor réputé, initie avec lui des recherches approfondies aux mille péripéties, des expertises longues et délicates. L’extrême difficulté de leur tâche ne décourage pas ces dévoués serviteurs de l’art, ni le scepticisme de certains ni les lenteurs inévitables dans ce genre d’aventure. L’équipe, à laquelle s’est joint, André Della Santa, est heureusement bientôt soutenue par les travaux parallèles du Professeur Oskar Bätschmann et de l’Institut suisse pour l’étude de l’art de Zurich dont le Directeur,lic. phil. Paul Müller, Projektleiter Catalogue raisonné der Gemälde von Ferdinand Hodler, ne ménage pas sa peine pour établir et assurer définitivement l’authenticité des « Bûcherons » de Ferdinand Hodler.
Malheureusement, tous les participants de cette odyssée n’arriveront pas à Ithaque : Etienne Chatton, compagnon irremplaçable par l’étendue de son savoir et la finesse de son jugement, qui, malgré la maladie, luttait sans se ménager pour assurer la reconnaissance de la statue, décéda brusquement sept mois avant de recevoir la récompense de ses admirables efforts.
Au premier coup d’œil, le réalisme saisissant du groupe compact formé par deux bûcherons arc-boutés dans l’effort de traction du tronc de l’arbre qu’ils viennent d’abattre sur le sol inégal de la forêt, frappe l’observateur. Exprimant un effort total, ils appartiennent à la lignée du célèbre manieur de cognée dont Hodler avait orné le premier billet de 50 francs en 1911. Commémorant ses cent ans, la Banque nationale suisse a fait en outre frapper des pièces d’or et d’argent sur le modèle de la gravure hodlérienne.
Les deux personnages à la musculature saillante, aux visages contractés par l’effort surhumain qu’ils fournissent, à la chevelure courte, taillée à la mode médiévale révèlent les multiples intentions de l’artiste exprimant ici en premier lieu la puissance, la détermination farouche de deux hommes accomplissant leur tâche exténuante. Râblés, leur ossature massive étayant une musculature hors du commun, ils sont de purs représentants de la Suisse primitive, de véritables Waldstätten.
Effectivement, les deux personnages font littéralement corps avec la nature, la forêt. Ils semblent eux-mêmes enracinés dans le sol. Parallèlement, ils oeuvrent dans un mouvement, dans un rythme en relation profonde avec la nature, élément fondamental de la vision hodlérienne. L’artiste exprime ici, entre autres, la noblesse des métiers fondamentaux (comme il le fit notamment en 1884 en peignant « L’Ouvrier philosophe ») et célèbre les « travaux et les jours » des hommes du peuple.
Les galbes nombreux et accentués, leur parallélisme significatif chez cet artiste (les deux hommes luttent côte à côte), la tension extrême de leurs muscles, les sillons qui se creusent entre ceux-ci, tout manifeste la volonté du maître de montrer la réalité transcendée par son émotion, sa sensibilité ; et l’ on ne s’étonnera pas de voir le peintre bernois cité avec Van Gogh, Munch et Klimt comme un des grands initiateurs de l’expressionnisme.
Le 12 mars 1897, dans une conférence sur « La mission de l’artiste » prononcée à la Société des amis des arts de Fribourg, le créateur des « Bûcherons », s’exprima ainsi : « La mission, (s’il est permis de dire la mission de l’artiste), est d’exprimer l’élément éternel de la nature en mettant en évidence les choses ; il fait valoir les formes du corps humain – il nous montre une nature agrandie, simplifiée, dégagée de tous les détails insignifiants. Il nous montre une œuvre qui est selon la mesure de son expérience, de son cœur et de son esprit. L’art est le geste de la beauté. Platon donne cette définition : Le beau est la splendeur du vrai. Ce qui veut dire que nous devons ouvrir les yeux et regarder la nature.
De rien, l’homme ne peut rien faire ; lorsque l’artiste fait une œuvre, il en emprunte les éléments à un monde déjà existant, au milieu duquel il vit. Le plus imaginatif est guidé par la nature, elle est la grande source de renseignement, c’est elle qui stimule notre imagination.
Plus on a pénétré l’esprit de la nature, plus complète est la notion qu’on en peut rendre ; plus on possède les moyens d’expression, mieux on peut en tracer l’image.
(…) C’est par notre œil et notre intelligence que pénètrent en nous les splendeurs dont nous sommes entourés. Plus ou moins profondément, disais-je, se reflétera l’image, selon les facultés de perception de chacun, selon son degré d’impressionnabilité. On nous dit qu’il faut apprendre à voir… » (Conférence du 12 mars 1897)
Ce texte d’un Hodler théoricien l’année même de la création du groupe qui nous intéresse, nous rappelle que cet artiste au tempérament vigoureux, à la démarche artistique que l’on aurait pu croire avant tout instinctive, était aussi un penseur. Son célèbre « Guillaume Tell » (cf. Musée des beaux-arts de la ville de Soleure) le confirme et il date, lui aussi, de 1897, ce qui n’est pas sans intérêt. En effet, cette année-là se trouve exceptionnellement féconde : notre peintre y obtient le 1er prix au concours pour la décoration du Landesmuseum à Zurich. Son projet, La retraite de Marignan, aboutira à l’œuvre monumentale qui, après avoir suscité de violentes polémiques, s’imposera comme un des sommets de la peinture suisse. La Médaille d’or de l’exposition de Munich lui est conférée pour La Nuit et pour L’Eurythmie et, à d’autres instances, toujours en 1897, il ne présente pas moins de sept projets importants. Enfin, c’est pendant cette même année qu’il peint le héros mythique de la Suisse primitive, le Guillaume Tell qui se trouve aujourd’hui au Musée des beaux arts (Kunstmuseum) de Soleure.
Tell, tenant de la main gauche sa redoutable arbalète, revêtu de sa capuche blanche, le regard profond sous le front contracté par l’autorité morale que justifie la gravité du message qu’il entend donner à ses concitoyens, s’avance vers eux. Bien campé sur le sol, une jambe en léger retrait sur l’autre assurant son assise, il tend sa main droite levée, ses doigts légèrement écartés sont dressés dans un parallélisme significatif pour l’artiste, désireux, en l’illustrant par un geste symbolique, d’enjoindre à ses compatriotes de rester unis. Après l’acte guerrier, mais libérateur, qu’il vient d’accomplir, Tell rappelle aux Confédérés leurs devoirs : vivre en harmonie et honorer ainsi le pacte sacré qui assure leur indépendance. Le héros ne cherche nullement à s’imposer comme un chef, mais il tient, avant de retourner dans la forêt pour y pratiquer son dur métier de chasseur, à donner tout son sens à son action : son geste d’apaisement s’inscrit dans l’ idéal helvétique auquel Hodler tenait profondément,
Et c’est bien par cette représentation d’un travail surhumain, d’un effort vital, que le bronze des Bûcherons convoque les éléments principaux de l’inspiration hodlérienne. Dans une Europe du XIXe siècle où les tensions entre les Empires inquiètent, dans un pays formé d’ethnies différant par leurs langues et leurs cultures, le créateur ressent le besoin d’affirmer la paradoxale unité d’une nation « disparate ». Ce Bernois qui dès son enfance a pu apprécier la douce langue française pendant la période qu’il vécut à la Chaux-de-Fonds, ce Suisse allemand, qui s’installera à Genève dès 1872, célèbre ici ce qui sous-tend les liens confédéraux, ces valeurs évoquées plus haut et simultanément, pour lui, nationales mais de portée universelle.
A ce jour on ne connaît donc que trois sculptures de Hodler : désormais les Bûcherons, un bas-relief de Guillaume Tell, et enfin « La Femme malade », buste saisissant de Valentine Godé-Darel. Sculpté en 1914 « dans la hâte » avant une dangereuse opération de son amie dans le désir farouche de conserver à tout prix ses traits, ce chef-d’œuvre relève d’abord de la biographie et de la dextérité de son auteur. Aussi émouvant soit-il, sur le plan purement plastique, il ne constitue pas, à proprement parler, une nouveauté mais il mérite le qualificatif de chef-d’œuvre dans l’art du portrait.
Certains se sont étonnés que l’artiste n’ait pas créé davantage dans le domaine de la sculpture. A ce sujet, il ne faut pas oublier que Ferdinand Hodler, dès son plus jeune âge, a été formé par l’illustration d’enseignes et la composition de paysages à l’intention des touristes. De plus, longtemps les conditions précaires de sa vie d’artiste l’empêchèrent de s’adonner à une forme de création très exigeante sur le plan matériel. Malgré son désir de s’y consacrer, on se souviendra que Modigliani se vit contraint de renoncer à pratiquer la statuaire, à son grand regret, en raison des effets néfastes qu’exerçaient sur son organisme délicat les poussières de la pierre et du marbre, et surtout, en raison du prix élevé des matériaux indispensables. Il est vrai, et certains de ses admirateurs l’avaient remarqué, que les toiles de Hodler se mirent à tendre presque « naturellement » vers une troisième dimension très tôt. Le psychiatre et excellent critique zurichois Alphonse Maeder écrit, en 1915 déjà :
« Le premier tableau de Hodler que j’eus l’occasion de voir, il y a environ douze ans, fut le « Cortège des lutteurs » (Kunsthaus de Zurich). Je me souviens très bien encore que, dès l’abord, le manque de relief et de plasticité des figures me surprit et me troubla presque. Cette représentation de la vie à la manière d’une surface me dépaysait. Pourquoi recourir à deux dimensions, quand la réalité en possède trois ? D’autres œuvres anciennes, telles « Le meunier, son fils et l’âne » présentent le même caractère. Mais la troisième dimension fait lentement son apparition dans les grandes œuvres décoratives. Les personnages, d’abord tout en surface, prennent du relief. Hodler évolue, il devient plastique, par exemple dans la « Sensation », l’ « Heure sacrée », dans « la fresque d’Iéna » et tout spécialement dans la dernière grande œuvre : « Regard dans l’éternité ». Les grandes figures de ce tableau sont presque plus de la sculpture que de la peinture. Hodler, l’être d’abstraction, le philosophe inconscient, s’est lentement approché de la réalité vivante et sensible. Il a infusé du sang à ses ombres et les a animées. Enfin en 1914 le peintre est devenu réellement sculpteur pour fixer à jamais les traits d’une amie que la maladie avait terrassée et que la mort guettait déjà. Ce premier essai se trouve être une œuvre magistrale. Seule une expérience décisive de sa vie intérieure pouvait donner à l’artiste la force de changer de moyen d’expression tout en restant grand. »
Ce texte prémonitoire donnerait encore plus d’authenticité aux « Bûcherons » s’il en était besoin. Mais il en existe d’autres et l’on peut trouver, par exemple, d’intéressantes réflexions dans le livre de Stéphanie Guerzoni , qui eut le privilège d’être l’élève du Maître à L’Ecole des Beaux-Arts de Genève. Ces mémoires nous renseignent, d’une façon très vivante, sur le passage de l’impressionnisme à l’expressionnisme. L’auteur écrit : « (…) par son art sévère, viril, austère et dur, il est un homme en qui l’univers se concentre et qui en donne une image (p.44) » Elle précise que la technique lui servait avant tout pour interpréter le contenu spirituel des êtres et de la nature, en somme sa « Weltauschauung ».
Effectivement, chez l’artiste, l’émotion restait étroitement liée à la pensée. Si l’on ne trouve pas dans son oeuvre de natures mortes, ce n’est pas par un hasard quelconque : il s’écartait de tout ce qui pouvait lui apparaître comme de l’art pour l’art.
Stéphanie Guerzoni a une véritable prémonition de l’avenir et de ses « Bûcherons » quand elle écrit : « C’est dans le dessin et la peinture de figures qu’Hodler trouvera, en premier, son vrai langage. Déjà vers 1880, toute une série de peintures de travailleurs, d’artisans au repos ou au travail, prouveront la joie ressentie par le peintre en se rapprochant des hommes, de leur fatigue, de leur simple vie quotidienne (pp. 52-53).
Par là, on mesure à quel point le bronze dont il est question ici s’inscrit merveilleusement, tant par sa forme que par son sujet, dans l’œuvre de son créateur. Mais il y a plus encore ! La même Stéphanie Guerzoni n’hésite pas à écrire à propos du tableau datant de 1910 et intitulé « Le Bûcheron » : « Dans quelle œuvre picturale trouverions-nous une telle force d’élan, une telle puissance dans l’expression ininterrompue du mouvement ? (p.61). Ces mêmes termes ne s’appliquent-ils pas parfaitement à un plâtre qui allait être créé dix-sept ans plus tard et dont elle ne connut évidemment jamais l’existence ? Pressentiment, hasard ? L’élève était si proche de son maître qu’elle anticipait les potentialités de son génie.
Si la beauté, l’originalité et la signification de l’œuvre s’imposent d’elles-mêmes, il convient de ne pas négliger pour autant un aspect capital de ce groupe dans l’histoire de l’art.
Hodler était un homme de fort tempérament, il avait de l’humour aussi et se moquait malicieusement des étiquettes : « Une étiquette convient mieux aux bocaux des épiceries qu’aux artistes. » disait-il. Ne l’avait-on pas traité de symboliste, d’impressionniste et enfin d’expressionniste ? Il s’exclama un beau jour : « Der Kritiker ist ein Mann der alles weiss und nichts kann. (Le critique est un homme qui sait tout et qui ne peut rien. » Très hostile aux appréciations purement intellectualistes, il avait toutefois une opinion très positive du rôle de ceux qu’il nomme « les vrais » critiques. Ne déclare-t-il pas : « (…) le critique ne doit pas se laisser influencer dans le sens du blâme ou de l’éloge par l’ancienneté ou la nouveauté de la facture. Son rôle est de servir d’intermédiaire, d’ouvrir les yeux au public, de secouer l’engourdissement et de dissiper le voile qui, quelquefois, empêche le spectateur de sentir le fond de l’œuvre, la cause de formes qui ne lui sont pas coutumières. Les rares vrais critiques et écrivains d’art, qui comprennent vraiment leur tâche sont nos amis et nous aident quelquefois puissamment, par exemple Loosli ».
Enfin, il convient avant tout de prendre conscience que l’œuvre évoquée dans ces quelques pages – Les Bûcherons – initie une révolution copernicienne, représente un tournant décisif dans l’histoire de l’art. Libéré de la tradition gréco-latine, de l’idéalisation des formes, de tout académisme, l’expressionnisme et le parallélisme s’affirment. Désormais l’artiste ne sera plus bridé par le concept d’une beauté absolue. Il va, guidé par son émotion, oser exprimer sa vision personnelle du monde que sa pensée et sa sensibilité recréent.
Beauté, signification profonde et originalité font donc des « Bûcherons » un chef-œuvre capital : il est un germe fascinant de l’esthétique contemporaine.
André Zabbeni
André Della Santa
Références
Cf. le « PETIT LAROUSSE DE LA PEINTURE », tome I, p.558, 1979
Conférence du 12 mars 1897
Cf. le livre capital de l’éminent historien Alfred Berchtold : « GUILLAUME TELL, RESISTANT ET CITOYEN DU MONDE », Editions ZOE, Genève 2004
Cf. Claude Ritschard dans « Ferdinand Hodler et Genève », Musées d’Art et d’Histoire, Genève, La Baconnière Arts, 2005, p.66
Cf. « Hodler », Alphonse Maeder, traduction de Jacques C. Lenoir, p. 51, Editions Rascher & Cie, Zurich 1916
Cf. « FERDINAND HODLER, sa vie, son œuvre, son enseignement, souvenirs personnels », pp. 52-53, Pierre Cailler éditeur, Genève 1957
Stéphanie Guerzoni, ouvrage cité, p. 110
Stéphanie Guerzoni, ouvrage cité, p.111
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